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Gregor

Gregor sourit au directeur.
"Eh bien allez, posez moi une question sur le cours ! Il l’interrogea et Gregor tomba juste. Puis une nouvelle fois.
- Je ne comprends pas, mon garçon, tu connais les réponses et pourtant ta professeur te surprend à tricher.
- Ce n’est pas bien dur d’avoir des bonnes notes en révisant, il suffit de faire un petit effort de concentration mais réussir en prenant des risques c’est tellement plus excitant.
Je souris à mon tour, ce garçon m’amusait et m’impressionnait par son aplomb.
- C’est scandaleux ! cria alors le directeur en devenant tout rouge. Il me fallait intervenir.
- Monsieur, je vais m’en occuper.” Nous sortîmes et je ne pouvais soudain plus détacher mon regard de Gregor. Il venait d’être transféré d’un autre lycée d’où il avait été renvoyé et se faisait déjà remarquer. Il était si grand, élancé et ses yeux étaient si sombres. Il faisait presque peur.
"Vous allez me punir ? Un tas de choses me traversa l’esprit. Ça m’est égal vous savez, je veux dire, vous m’avez pris, c’est normal." Nous parlâmes quelques minutes de toute autre chose, à vrai dire je ne sais plus de quoi. J’eus l’impression de trouver un égal et je m’imaginais qu’il pensait la même chose. Mais je balayai ces pensées. A son âge il ne devait voir en moi qu’une vieille, un peu bizarre en plus puisque j’aimais venir à l’école en talons hauts et jupe crayon. Je ne pense pas qu’il pouvait comprendre pourquoi cela me plaisait.
Environ deux semaines plus tard, il y eu une nouvelle interrogation. Plongée dans des copies je me sentis soudain observée, je levai la tête et vit que Gregor me regardait. Soudain il cria “Wouf !”, ce qui fit rire toute la classe.
"Eh bien cher Gregor je vois que l’interrogation vous laisse songeur mais je crois bien que cette fois vous méritez la punition.
- Wouf ! C’est sûr. Il faut me mettre au coin, non, sous votre bureau comme un vilain chien.” Il arriva si vite pour se recroqueviller sous mon bureau que je ne sus comment réagir, mais la classe se calma et retourna à son interro, alors je ne dis rien. Mes jambes le touchaient presque, c’était tellement incongru. J’imaginais qu’il savait ce qu’il faisait, que ce n’était pas pour se moquer de moi. Sans m’en rendre compte j’écartai peu à peu les jambes. J’imaginais qu’il allait me caresser, qu’il allait me regarder. Mais l’heure passa. Après la sonnerie, les élèves déguerpirent, Gregor sortit de dessous et rangea ses affaires le plus lentement possible si bien qu’il ne restait plus que nous dans la salle. Il me remit sa copie. Je pris mon stylo et dessinai un beau zéro, tout en le regardant d’un air de défi.
" Vous devriez rajouter un 1 devant, j’ai répondu à la moitié du test.
- Peu importe.
- On peut peut-être s’arranger.”  A ces mots, il se mit à quatre pattes et aboya de nouveau tout en se frottant contre mes jambes. Mon cœur bondit et mes oreilles se mirent à bourdonner. Il mordilla mes bas jusqu’à faire un petit trou sur la jambe droite. Il s’arrêta et regarda le trou. Il prit deux de ses doigts pour l’agrandir et baisa ma peau nue. Je n’en pouvais plus.
"Arrête ça ! Rentre chez toi !" Il se releva et partit en riant. Je me sentais si sotte. Ce n’était pour lui qu’une manière de me gêner.
Il ne se passa plus rien par la suite mais il était toujours terrible en cours, il trichait, draguait les filles et embêtait les autres. Cependant, il arrêtait toujours quand je le lui demandais. Il fut renvoyé de l’établissement courant mars après avoir frappé un professeur et je crois qu’il déménagea.
Il se passa toutefois une dernière chose, le 14 juillet. Je profitais d’une pause pour corriger des copies dans ma salle de cours quand il se faufila dans la classe, à ce moment là je ne l’avais pas encore vu. Un professeur de sport qui me draguait un peu lourdement entra à son tour. Il voulait m’inviter à diner le soir même, je tournai la tête alors et vit Gregor contre le mur. Le professeur m’attira soudain à lui et, tout en caressant mon corps, m’embrassa fougueusement. Je ne réagis pas, mes yeux étaient restés bloqués dans ceux de Gregor. J’imaginais que c’était lui qui me touchait, que c’était sa bouche. Je cru le voir ramener sa main contre son sexe. Mais le professeur, devant mon manque de réaction, s’arrêta et recula. Suivant mon regard, il découvrit Gregor et détala comme un lapin. Quelques secondes passèrent encore puis Gregor s’approcha. Je ne pouvais plus bouger. Il approcha son visage du mien mais il dit :
" Plus tard." Ou bien était-ce "Trop tard." ? Il sortit lui aussi en courant. Le reste je ne peux que l’imaginer. Je le vois rattraper le professeur, le rouer de coups et le mordre.
Plus jamais Gregor ne réapparu. J’espérais pourtant qu’un jour il entre dans la classe en faisant claquer la porte et me prenne sur le bureau devant tout les élèves. Ou bien encore qu’il me suive jusqu’à chez moi et se mette à gratter à ma porte comme un chien et qu’enfin je puisse lui donner la correction qu’il mérite.